EnergyCo.
    Nos expertisesPartenairesNotre méthodeQui nous sommesActualitésGénérer votre devis
    Réalisations
    Étude de cas — maîtrise d'œuvre

    Remplacer une chaufferie fioul par deux pompes à chaleur en copropriété

    Une copropriété de huit logements de l'ouest parisien abandonne le fioul. Sur le papier, deux pompes à chaleur dans le jardin et un pilote hydraulique en chaufferie. Sur place, quatre contraintes ont changé la solution.

    8

    logements, 4 niveaux sur sous-sol

    2

    pompes à chaleur air/eau en cascade

    2,34 m

    sous plafond en chaufferie

    13,5 m

    entre les machines et la façade

    Le projet

    Un immeuble d'après-guerre, quatre niveaux sur sous-sol, chauffé par une chaudière fioul collective. Le programme de travaux de la copropriété associe isolation et remplacement de la production de chaleur par deux pompes à chaleur air/eau au propane (R290), installées en cascade, avec une chaudière électrique en secours.

    Energyco assure la maîtrise d'œuvre technique du lot pompes à chaleur, aux côtés de l'architecte de l'opération.

    Notre mission

    • Mise au point technique du projet (phase PRO) après visite du site
    • Plan d'implantation des pompes à chaleur et de l'écran acoustique
    • Cahier des clauses techniques (CCTP) et décomposition du prix (DPGF) du lot
    • Consultation des entreprises et analyse des offres

    Le plan d'implantation et la carte du bruit

    Les deux pompes à chaleur sont posées dans le jardin, à 13,5 m de l'immeuble, dans un écran acoustique en U. Une tranchée d'environ 19 m rejoint le sous-sol et la chaufferie. Les points R1 à R6 sont les voisins et les fenêtres où nous avons calculé le bruit des machines.

    Plan de masse : immeuble, jardin, groupe de pompes à chaleur dans son écran en U, tranchée vers le sous-sol et points de calcul acoustique R1 à R6
    Extrait de notre plan d'implantation, plan de masse au 1/200. Cliquez sur le plan pour l'agrandir.
    Tableau des niveaux sonores calculés aux points R1 à R6, avec et sans écran, pour les deux emplacements

    Pour chaque point, le niveau sonore des deux pompes à chaleur à pleine charge, calculé selon la norme ISO 9613-2, sans écran puis avec écran, pour les deux emplacements étudiés.

    1. Le pilote hydraulique ne tenait pas dans la chaufferie

    Le pilote hydraulique, qui gère la cascade des deux pompes à chaleur, mesure 2,46 m de haut dans sa version standard. La chaufferie mesure 2,34 m sous plafond, et seulement 2,13 m dans sa partie basse.

    Nous avons prescrit la version taille basse du même appareil (1,64 m), et dessiné son emplacement à l'entrée de la chaufferie. Sans ce relevé en visite, le problème serait apparu à la livraison du matériel.

    Plan du sous-sol : arrivée de la tranchée, traversée du mur enterré, cheminement dans le local vélos, pilote hydraulique et armoire en chaufferie
    Extrait du plan de sous-sol au 1/100 : traversée étanche, cheminement et position du pilote en chaufferie.

    2. Deux emplacements possibles, un seul défendable

    Deux emplacements ont été comparés dans le jardin. Le second, 2,5 m plus loin de l'immeuble, semblait meilleur : les machines s'éloignent de la façade. Mais il les colle au mur de clôture et ne laisse plus la place de fermer l'écran acoustique sur ce côté. Le bruit gagné chez les occupants serait reporté chez les voisins.

    Comparaison des deux emplacements, deux pompes à chaleur à pleine charge
    CritèreEmplacement A (retenu)Emplacement B
    Distance machines → façade de la copropriété13,5 m16,0 m
    Place disponible pour l'écranÉcran en U completÉcran en L seulement (1,1 m du mur de clôture)
    Façade de la copropriété, avec écran47,9 dB(A)44,1 dB(A)
    Maison voisine la plus exposée, avec écran44,3 dB(A)49,1 dB(A)
    Jardin voisin le plus exposé, avec écran48,2 dB(A)56,7 dB(A)
    Détail de l'emplacement B contre le mur de clôture et tableau de comparaison des deux emplacements
    Extrait du plan : détail de l'emplacement B au 1/100 et comparaison des variantes.

    Nous avons recommandé l'emplacement A, avec un écran en U de 3 m de haut : il protège les deux maisons voisines et leurs jardins, et laisse un seul point dur, commun aux deux emplacements, les étages hauts de la copropriété.

    3. Un écran au sol ne protège pas les étages hauts

    Nous avons calculé le niveau sonore étage par étage sur la façade la plus exposée. Au rez-de-chaussée, l'écran retire près de 4 dB(A). Aux 2e et 3e étages, il ne retire rien : les fenêtres voient les ventilateurs par-dessus l'écran.

    Plutôt que de promettre un écran qui règlerait tout, ces niveaux ont été communiqués au syndic avant la consultation, et le dimensionnement définitif de l'écran est une obligation de résultat de l'entreprise retenue.

    Coupe AA entre la façade et les pompes à chaleur : lignes de vue depuis les ventilateurs vers les fenêtres du rez-de-chaussée au 3e étage
    Extrait du plan : coupe de principe AA au 1/200. En trait plein, la ligne passe au-dessus de l'écran ; en tirets, l'écran l'arrête.
    Détail A : les deux pompes à chaleur dans l'écran acoustique en U, côté sud ouvert, cotes en mètres
    Extrait du plan : détail A au 1/100. Écran plein jusqu'au sol, au moins 20 kg/m², face absorbante côté machines, côté sud ouvert.

    4. Un écran fermé, mais pas pour le propane

    Le fluide des machines, le propane, est plus lourd que l'air. Un enclos acoustique fermé de tous côtés pourrait en retenir une fuite. L'écran est donc ouvert au sud sur toute sa largeur, sans seuil ni couverture, sur un sol en pente vers ce côté ouvert, sans aucun regard dans l'enclos.

    Les liaisons rejoignent le sous-sol par une tranchée d'environ 19 m, et la traversée du mur enterré est étanche à l'eau et à l'air. Un écran de 3 m de haut prenant aussi le vent, ses efforts ont été chiffrés pour le dimensionnement de sa fondation.

    Ce que ces choix changent pour la copropriété

    Les entreprises consultées chiffrent la même solution : même emplacement, même matériel, même écran, mêmes cheminements. Les offres deviennent comparables, et les surprises de chantier les plus coûteuses, un équipement qui ne passe pas ou un voisin qui se plaint après la mise en service, sont traitées avant la signature.

    C'est le rôle d'une mission de maîtrise d'œuvre appuyée sur une étude thermique : décider sur le bâtiment réel, pas sur une fiche produit.

    Questions fréquentes

    Peut-on remplacer une chaufferie fioul collective par des pompes à chaleur ?

    Oui, à condition de vérifier trois points avant de choisir le matériel : la place disponible à l'extérieur pour les machines et leur écran acoustique, la place et la hauteur dans l'ancienne chaufferie pour les équipements hydrauliques, et le niveau sonore chez les occupants et chez les voisins. Sur ce projet, chacun des trois a modifié la solution initiale.

    Un écran acoustique suffit-il à protéger tout l'immeuble ?

    Non. Un écran posé au sol protège les fenêtres situées sous la ligne qui joint le haut des ventilateurs au haut de l'écran : en pratique le rez-de-chaussée et le premier étage. Les étages supérieurs voient les machines par-dessus l'écran. C'est pourquoi le niveau calculé à chaque étage doit être connu avant le vote des travaux.

    Quelles précautions avec une pompe à chaleur au propane (R290) ?

    Le propane est plus lourd que l'air. L'enclos des machines doit rester ouvert sur un côté, sans couverture ni seuil, avec un sol en pente vers ce côté ouvert, et aucune fosse ou regard où le gaz pourrait s'accumuler. Les traversées de murs vers le sous-sol doivent être étanches à l'air.

    Que fait le maître d'œuvre sur un projet de pompes à chaleur en copropriété ?

    Il fixe ce que les entreprises doivent chiffrer et garantir : emplacement, matériel, écran, cheminements, performances acoustiques. Sans ces prescriptions, chaque entreprise propose sa propre solution et les offres ne sont plus comparables.

    Un projet de pompes à chaleur dans votre copropriété ?

    Décrivez-nous le bâtiment et la chaufferie. Nous vous disons ce qu'il faut vérifier avant de consulter les entreprises.